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 We made it • Ellie

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" You and I go hard at each other like we're going to war. You and I go rough we keep throwing things and slamming the doors. You and I get so damn dysfunctional we stopped keeping score. You and I get sick, I know that we can't do this no more. But baby there you go again making me love you. I stopped using my head let it all go. So I cross my heart and I hope to die. "




> arrivé(e) le : 01/12/2015
> messages : 16
> pseudo : Stev
> double compte : Aucun
> avatar : Phillip 'Cm Punk' Brooks
> crédits : No credits
❥ statut civil : Il est marié depuis de nombreuses années à la plus merveilleuse des femmes mais depuis plusieurs mois son mariage prends l'eau à cause de son métier. Elle ne supporte plus de le voir risquer sa santé ou sa vie, combats après combats pour offrir la vie parfaite a sa famille. Ellie A. Clarke ♥️
> âge : 35 ans
> métier : C'est un combattant professionnel de Mixed Martial Arts. Une discipline sportive regroupant l'intégralité des Art Martiaux au plus haut niveau.
> à savoir sur moi : Je suis anciennement champion du monde d'Arts Martiaux Mixtes, ceinture noire de Ju-jitsu brésilien & Kickboxing. + Depuis plus de dix ans j'ai réussi à assurer financièrement ma fille et la prochaine génération au détriment de ma santé + J'ai eu la chance de partager ma vie avec une femme merveilleuse et assez forte pour supporter de voir son mari mettre sa santé voir sa vie en jeu pour subvenir aux besoins des siens. Aujourd'hui, les deux femmes de ma vie me glissent entre les doigts. je la vois s'enfuir avec ma fille ne voulant pas qu'elle grandisse avec l'image de son père se battant recouvert de sang pour mettre de la nourriture dans son assiette même s'il n'a plus besoin de le faire


MessageSujet: We made it • Ellie Mar 15 Déc - 22:33

Busta Rhymes feat Linkin Park - We made it  

L’air s’insufflait profondément à l’intérieur de ses poumons tandis que ses triceps se contractaient. La musique de Busta Rhymes résonnait à l’intérieur de la salle de sport désertique. Un cliquetis métallique résonnant en échos au rythme de la musique alors qu’il soulevait les haltères. Ses yeux scrutaient sont reflet dans l’immense miroir accrocher au mur de la salle. Dans la pénombre, Dean peinait à distinguer clairement les traits de son visage. Il sentait ces gouttes de sueurs perlant sur son front et dessinant les formes de celui-ci. Le brun n’avait pas distinctement aperçu son reflet dans un miroir depuis plusieurs semaines. Dean semblait fuir celui-ci du regard depuis sa dernière défaite. Il n’avait pas ressenti la sensation du tapis de la cage sous son menton depuis de nombreuses années, et pourtant il avait suffit d’une seule frappe pour mettre fin à son règne. Ce soir là, l’homme qu’il avait aperçu dans le miroir après le combat, cette personne n’était pas Dean Clarke. Le reflet qu’il avait longuement observé dans le miroir lui était inconnu. La sueur perlait non seulement sur son visage mais aussi sur son torse alors qu’il contractait chacun de ses muscles. Derrière lui, le lecteur CD fonctionnant sur pile laissait entendre les notes de musiques. La vie était complètement différente depuis l’apparition de ce dôme au dessus de Fort Bliss.

Une semaine ne s’était pas encore écoulée, et pourtant la vie aujourd’hui lui semblait déjà si différente. Elle n’avait pas encore réellement affectée son quotidien tandis qu’il continuait à alterner les longues journées sans qu’elle ne lui adresse un mot avec les journées où ils ne cessaient de se parler en se hurlant dessus. La nuit était tombée sur le dôme depuis plusieurs heures et il n’avait toujours pas remis un pied sous son propre toit. Il savait que sa petite fille était en sécurité avec son oncle. Oui. Le brun n’avait aucun doute sur la capacité de son frère à prendre soin de sa nièce. Dean continuait de soulever ses lourds haltères au rythme de la musique. La respiration lente et profonde alors qu’il observait dans l’obscurité son reflet. Depuis plusieurs semaines, les mêmes interrogations se répétaient dans son esprit. Combien de temps supporterait-il encore de voir cette femme s’enfuir loin de lui. Serait-il un jour capable de revivre toutes les émotions qu’il avait ressenti a chaque fois qu’il posait ses yeux sur elle. Le brun soufflait plus profondément que précédemment et laissait deviner un soupir s’échapper de ses lèvres. Il se souvenait parfaitement des images qu’il n’avait eu de cesse de se passer en boucle ses dernières semaines sur l’écran de son salon. Les images de son combat pour le titre, cet entre deux rounds si spécial qu’il avait vécu après plus de vingt minutes de combat. Le tatoué se souvenait de ses émotions qui l’avait traverser après quatre rounds d’un intense affrontement. La fatigue et le doute qui assaillait son esprit alors que le sang coulait en abondance de sa blessure au dessus de l’œil. Devait-il continuer ce combat ? Il n’avait eu que peu d’intérêt pour le coaching de son entraîneur en chef alors que ses yeux s’étaient rivés sur la rousse aux abords de la cage.

Cette crinière rousse qu’il reconnaîtrait parmi tant d’autres et qui hantait le sommeil de ses jours ainsi que celui de ses nuits. Il se souvenait de ses jours heureux où la femme de sa vie était assise aux abords du ring. Elle était sa seule et véritable motivation a cette époque. C’était en elle qu’il puisait la force de se relever et d’encaisser les coups. Elle était si forte qu’il ne pouvait décevoir la femme qui avait donné un sens à sa misérable vie de loubard. A cette époque où il combattait pour une poignée de dollars devant de jeunes étudiants alcoolisés. Ce jour là, ses yeux s’étaient rivées aux travers des grillages et s’étaient posés dans ceux de sa femme. Les doigts s’étaient enroulés autour de ceux-ci et il avait laissé entendre au monde entier deux simples mots «  Je t’aime ». Aujourd’hui, la suite du combat est écrite dans les livres d’histoires des arts martiaux. Ses yeux se remplissaient de l’arme alors qu’il soulevait une nouvelle fois les haltères. « Pourquoi ? » murmurait-il en reniflant fortement pour s’interdire de laisser celle-ci s’écouler le long de sa joue.


Dernière édition par Dean Clarke le Jeu 17 Déc - 20:40, édité 1 fois
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I am a little bit insecure, a little unconfident. Cause you don't understand I do what I can but sometimes I don't make sense. I am what you never wanna say but I've never had a doubt. It's like no matter what I do I can't convince you for once just to hear me out. So I let go watching you turn your back like you always do, face away and pretend that I'm not but I'll be here 'cause you're all that I've got.
> arrivé(e) le : 11/12/2015
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❥ statut civil : Mariée à Dean et je ne sais plus quoi faire de ce mariage. Nous avons une sublime petite fille et il ruine le tout au jour le jour. Je l'aime au-delà de la raison, vous savez ? Mais je veux que ma fille grandisse dans un environnement sain. Un environnement où son père ne reviendrait pas avec de nouvelles blessures à soigner à chaque combat. Je suis littéralement déchirée en deux.
> âge : 29 ans
> métier : Professeur de danse

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MessageSujet: Re: We made it • Ellie Mer 16 Déc - 17:22


- Putain, Dean !

J’ai donné un nouveau coup qui se voulait plus violent que les autres cette fois, dans la porte d’entrée. Violent étant un grand mot, je vous l’accorde. J’étais enceinte de deux mois et demi et si j’avais réussi à fuir les nausées jusqu’à présent, elles m’avaient rattrapée depuis quelques jours, me rendant plus blanche et plus faible qu’à l’habitude. La chance étant que j’avais rendez-vous à la clinique d’ici deux jours et que ça s’arrêterait – si tant est qu’on puisse appeler cela de la « chance ». Avec ce dôme qui nous était tombés dessus, ils avaient dû repousser l’intervention le temps de retomber sur leurs pattes. Bref.

Ma lèvre s’est retroussée dans un rictus pas le moins du monde amusé. Je lui avais pourtant bien dit, avant de partir, que je ne prenais pas les clés ! A quoi bon ? La voiture ne fonctionnait plus. La salle de danse n’était de toute façon pas bien loin et, pour couronner le tout, mon mari était censé – je dis bien censé - rester à la maison ce soir.

Deux heures de cours et, à mon retour, je retrouvais une maison close, noire. Et sans la moindre trace ni de Dean, ni de ma fille, dans la logique de la chose. Dean avait bien de défauts, mais celui d’abandonner son enfant de deux ans sans aucun scrupule ne faisait pas partie de la liste. La question était, à présent : où se trouvait donc ma famille, nom de dieu ? Et à cela, je pensais pouvoir apporter une bribe de réponse.

Dans un soupir mi-désespéré, mi-agacé, j’ai fait volte-face, replaçant au passage la lanière de mon sac de sport sur mon épaule. Mes jambes m’ont portée toutes seules vers un lieu que je ne connaissais que trop bien. On aurait presque pu croire que c’était moi qui m’y rendait tous les jours ou presque, tant mes pas se succédaient avec aisance dans la pénombre de la nuit tombée. Les rues étaient désertes.

J’ai machinalement ralenti l’allure aux abords du pâté de maisons où se situait la salle de sport. Je n’avais aucun doute quant à la présence de Dean là-bas, que du contraire. Mais je ne savais quoi lui dire pour ne pas alimenter ces effusions de cris qui ne faisaient que trop partie de notre quotidien à présent. Quand j’ai enfin atteint l’endroit, il y était, sans surprise. Je suis restée accoudée à l’encadrement de la porte, distinguant à peine cette silhouette que je connaissais par cœur.

- T'es pas difficile à trouver, décidément.


Ma voix était plus faible que ce à quoi je m’attendais et je ne sais pas s’il m’a entendu. La musique avait peut-être étouffé ma voix.

Je me suis avancée de quelques pas. C’est tout naturellement que je me suis assise en tailleur au sol, à ses côtés, sans lui jeter un regard. J'ai déposé mon sac dans le creux de mes jambes.

- Tu avais ta fille pour toi tout seul ce soir, Dean. Je pensais que tu en profiterais, cette fois.


Un pauvre soupir s’est échappé de mes lèvres. Vous savez ce qui me désolait ? Jour après jour, j’arrivais toujours à lui faire un reproche. Et je doutais chaque jour un peu plus de la source du problème. Et si c’était moi qui déraillait complètement ?
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MessageSujet: Re: We made it • Ellie Jeu 17 Déc - 21:21


Dans son dos, la voix de sa femme s’élevait péniblement par-dessus l’écho musical régnant dans la salle désertique. Ses yeux, ils se posaient alors machinalement dans le miroir à la recherche d’une silhouette dans l’obscurité. Dean sentait les traits de son visage s’étirer dans un sourire presque mesquin. Dans le cadre de la porte, il distinguait la silhouette svelte de sa femme tandis qu’elle s’avançait dans sa direction. Le tatoué n’était pas surpris de voir sa femme apparaître dans son dos. Néanmoins, à l’instant présent, il se demandait quand elle lui lancerait une nouvelle réplique assassine qui le ferait sortir de ses gonds… une nouvelle fois. Le brun continuait ses mouvements laissant ses muscles se contracter à chacun d’entre eux. Elle s’asseyait finalement au sol à ses cotés et Dean détournait les yeux de sa femme. Une nouvelle fois, la rousse lui jetait un reproche au visage. Dean inspirait profondément alors qu’il posait ses yeux sur son propre reflet dans l’obscurité. Un soupir se bloquait au coin de ses lèvres et le laissait se transformer en une sorte de râle dans le fond de sa gorge.

Depuis quand… Depuis quand n’avaient pas eu une discussion commençant par un reproche ou une réplique assassine à l’intention de l’autre. A vrai dire, la véritable question qui trottait dans l’esprit du brun était complètement différente. Depuis quand avaient-ils eu une véritable petite attention l’un envers l’autre… Aujourd’hui et comme chaque matin depuis déjà si longtemps, Dean avait ouvert les yeux en se demandant si la journée serait différente. Réussiraient-ils à se parler et s’aimer comme un véritable couple ? Combien de temps continuerait-elle de le haïr et combien de temps continuerais-t-il a l’aimer si profondément ? Il essayait de mettre des mots sur ses réponses qui lui passait par l’esprit durant ses longues heures silencieuses en tête à tête avec son sac de frappe. Ce sac était aujourd’hui beaucoup plus présent pour lui dans sa vie que sa propre femme. Quand ses poings percutaient le cuir abîmé de celui-ci, Dean y trouvais un réconfort dans cette situation difficile depuis de nombreuses semaines.

Il était silencieux depuis son apparition et n’avait toujours pas daigner répondre a sa remarque. Le brun continuait ses mouvements dans les cliquetis métallique des haltères en respirant fortement comme seule réponse à sa femme. La sueur perlant sur la peau de son torse tatoué. Un sourire en coin affichait alors une étrange expression entre le dédain et la déception. « J’suis pas encore un père célibataire » grognait-il dans l’effort entre deux mouvements d’haltères. Dean ne déposait toujours pas ses yeux sur sa femme alors qu’il terminait sa série et avançait de quelques pas. Il déposait alors ceux-ci aux emplacements prévus et passait le revers de sa main sous son nez pour essuyait la sueur coulant de celui-ci. Le brun avait cet étrange manie depuis de nombreuses années, elle était apparue au lendemain de sa fracture et ne l’avait absolument plus abandonner depuis sa guérison complète. Il détournait enfin la tête vers sa femme et posait ses yeux sur elle. Il s’essuyait lentement les avant bras avec une serviette « Haylee va très bien elle. Elle s'amuse comme une folle avec son oncle. » Ajoutait-il en détournant une nouvelle fois la tête et commençait a s’avancer de quelques pas vers un appareil de musculation. Il ne le voulait pas mais le ton de sa voix était aussi cassant que celui de sa femme.  
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MessageSujet: Re: We made it • Ellie Ven 18 Déc - 23:46


Mon regard suivait avec une étrange fascination le mouvement de mes doigts qui s’entremêlaient autour de la lanière de mon sac. Je n’attendais pas une effusion d’amour, je n’attendais même pas un semblant de compréhension. Une explication. Un regard. C’était tout ce que je demandais. Qu’il me dise pourquoi, bon sang, pourquoi il se bornait à rester alors que tout au fond de moi, je sentais que j’agissais inconsciemment dans le but qu’il me haïsse.

Je désespérais d’entendre le son de sa voix, ne serait-ce qu’un mot, un ordre de m’en aller. Un cri, peut-être. Tout mais pas ce silence. Comme s’il m’avait entendue, il a enfin ouvert la bouche, m’envoyant son dédain au visage. Ma gorge s’est nouée et j’ai enfoui mon visage dans mes mains, ravalant mes larmes et les gardant pour plus tard. M’enfermer aux toilettes pour pleurer après m’être retenue pendant des heures était devenu partie intégrante de mon quotidien depuis que j’avais rencontré Dean. Même avant Haylee, avant que je commence à me battre pour faire grandir ma fille dans un environnement sain et dénué de toute violence. Et durant tous ces jours où je m’occupais des côtes cassées, des épaules déboîtées, des plaies à tout va. Quand le monde autour de moi n’était qu’effervescence de la victoire et que j’étais incapable de partager cela, que tout ce que je voyais n’était qu’un Dean ensanglanté à l’intérieur de cette cage. J’étais toujours restée, je l’avais toujours soutenu. J’ai toujours ravalé ces larmes coincées au fond de ma gorge jusqu’à ce que je sois assez seule pour tout lâcher sans crainte. J’ai cru à tort que tomber enceinte éloignerait mon mari de tout cela. Bien évidemment, ça l’avait éloigné, mais pas des combats. De moi.

- Je travaillais, je me suis justifiée dans un couinement.

Je me sentais obligée de me justifier sur mon absence tant le « père célibataire » résonnait dans ma tête. Je prenais cette remarque comme s’il me reprochait également d’avoir laissé mon enfant, ce soir.

Il s’est levé et je l’ai suivi des yeux sans bouger de ma place. Son regard a croisé le mien pour la première fois depuis… trois ou quatre jours, peut-être. À l’évocation de ma fille, j’ai lâché un drôle de soupir. Bien sûr qu’elle devait s’amuser chez son oncle ! Mais là n’était pas la question. Pour tout avouer, je n’avais même pas eu l’envie de lui faire un reproche, au départ. Le ton de ma voix s’était réglé seul.

Je me suis levée dans un bond, attrapant son poignet pour le forcer à me regarder dans les yeux. Je suis restée très calme. À vrai dire, je n’avais pas la force de m’énerver. Mais je ne voulais pas qu’il fuie, je refusais de le voir à nouveau tourner le dos.

- Tout ne t’est pas dû. Il ne s’agit pas d’être célibataire ou non, Dean, il s’agit d’être un père, un phare dans la vie de ta fille. Être son géniteur ne suffira pas pour qu’elle t’aime comme un enfant devrait aimer un parent ! Tu devrais pourtant le savoir plus que quiconque…


J’avais le nez à quelques millimètres du sien. Un simple murmure suffisait pour qu’il me comprenne. J’espérais qu’avoir une discussion sans cris serait possible, pour une fois.
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MessageSujet: Re: We made it • Ellie Sam 19 Déc - 19:16


A l’intonation de ses mots, le tatoué ne semblait pas spécialement attendre une réponse de la part de sa femme et ses gestes n’en étaient qu’une simple confirmation. Dean lui tournait le dos après sa phrase dans l’espoir de mettre fin à une nouvelle tentative de discussion. Dans l’intonation de la voix de sa femme et dans sa propre voix, il n’avait entendu que de mauvaises choses concernant cette simple idée. Il sentait alors les doigts de sa femme autour de son poignet et se figeait sur place. Un frisson lui parcourant l’échine alors que son poing se serrait fermement dans une profonde inspiration. A chaque fois il ressentait ses étranges sentiments contradictoires dès que sa peau entrait en contact avec celle de la rousse. Ses yeux se plongeaient alors dans ceux de sa femme tandis qu’il sentait son pouls s’accélérer dans ses tempes. Le nez à quelques millimètres du sien alors qu’il s’attendait à tout moment a recevoir une nouvelle fois sa main en travers de la joue.

Un murmure... C’est tout ce qui s’échappait de la bouche de sa femme. Un simple murmure qui lui faisait l’effet d’une véritable gifle en travers du visage. Dean inspirait plus profondément, et ses yeux ne dérivaient pas d’un millimètre de ceux de la rousse lui maintenant le poignet. Une nouvelle fois cette vague de sentiments contradictoires lui assaillait le coin de l’œil lui donnant l’impression d’encaisser un puissant crochet. Ils n’avaient pas été aussi proches depuis plusieurs jours, et à l’instant présent, il pouvait presque ressentir le souffle chaud de sa respiration contre sa peau. Elle qui ne lui avait pas adresser une seule parole depuis plusieurs jours. Cette femme aux cheveux roux dont il était si amoureux depuis toutes ses années. Dean luttait si fortement et si intensément, il luttait pour ne pas fondre sur ses lèvres. La seule envie d’arracher son poignet de ses doigts lui parcourait l’esprit tandis son cœur lui ordonnait de fondre amoureusement sur elle jouissant de cette proximité qu’ils n’avaient pas eu depuis de longues journées. « N’y refais plus jamais référence. » soufflait-il doucement dans un simple murmure.

Dans sa voix, la moindre trace d’émotion semblait avoir disparue à l’énonciation de cette simple phrase. Les yeux du brun trahissaient néanmoins celles-ci alors qu’il plongeait son regard un peu plus intensément dans celui de sa femme. Il ne bougeait pas d’un seul millimètre regardant au plus profond des yeux de sa femme. Que recherchait-il dans l’immensité de ses yeux ? Un reflet de ses propres émotions à l’instant présent ou celles de sa femme. L’image d’un amour dépérissant lentement tel un arbre en fin de vie ou le bourgeonnement d’un sentiment. Il respirait calmement et s’approchait de plusieurs millimètres du visage de sa femme. Les yeux baissées dans les siens alors qu’il la surplombait de plusieurs centimètres. « Tu ne comprendras donc jamais… Ellie ? » Soufflait Dean.

Le tatoué avalait difficilement sa salive à l’évocation de son prénom qu’il n’avait pas prononcé depuis plusieurs semaines. Il fermait lentement ses yeux se bloquant dans son mouvement a peine perceptible. Une barrière semblait l’empêcher de déposer son front contre celui de la rousse alors qu’il murmurait lentement « Je suis fatigué, chérie. Comprends moi, je suis épuisé.»

Dean avalait difficilement sa salive et soufflait une dernière fois « Je suis las de feindre un sourire » alors que sa main libre tremblait lentement semblant se battre pour ne pas venir se déposer sur la joue de la rousse
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MessageSujet: Re: We made it • Ellie Dim 20 Déc - 0:45


Mon regard plongé dans le sien, je ravalais mes larmes en m’exigeant de rester stoïque. La main qui enserrait son poignet était douloureuse tant j’y mettais toute ma force – celle qui me restait, du moins. Je sentais mon bras trembloter mais je ne cèderais pas : cette fois, il ne pourrait pas s’enfuir. Depuis combien de temps nos lèvres n’avaient-elles pas été aussi proches ? Des heures qu’on comptait en jours, probablement. Et alors que mon nez touchait presque le sien, je devais lutter pour ne pas me jeter dans ses bras en le suppliant de faire quelque chose pour moi, pour que je revienne, que j’aie envie de rester.

Parler de son père, évoquer son existence et ses erreurs, ç’avait toujours été sensible. J’étais consciente du mal que ça pouvait lui faire, mais il devenait exactement comme lui et je me devais, quitte à l’énerver, de le mettre en garde. De l’obliger à faire face à ce mur qu’il refusait de voir avant qu’il s’y heurte. À chaque fois, c’était la même rengaine. « N’en parle plus ». « Ne mentionne plus son nom devant moi ». « Ne l’évoque pas ». J’apprenais avec le temps à ne plus y répondre. C’est ce que j’ai fait, me contentant de desserrer quelque peu mon emprise sur son poignet sans le lâcher pour autant. C’était notre unique contact physique depuis une éternité et je me refusais intérieurement de le couper.

Non, je ne comprenais pas. Je n’arrivais pas à comprendre. Je ne savais même pas ce que j’étais censée saisir dans ce message. Je l’ai laissé parler sans rien dire et il m’a brisée en deux. Il m’envoyait en pleine face le fameux mur dont je vous parlais plus haut. Mon mur à moi. Celui qui se bornait à penser que Dean ne remarquait pas cette descente aux enfers et que la vie se contentait de continuer son cours alors que j’étais seule à souffrir. Mes doigts sont descendus doucement de son poignet et j’ai ouvert son poing sans un bruit, y glissant le mien sans vraiment m’en rendre compte. J’ai profité de ses yeux fermés pour essuyer rageusement une larme qui menaçait de rouler sur ma joue depuis plusieurs minutes.

- J’ai essayé, je t'assure, j'ai essayé…

Un de mes doigts libres est allé se ficher sous son menton pour le relever, l’obliger à me faire face à nouveau.

- J’ai tenté de comprendre.  De… de mettre les choses à plat, de laisser couler, de vivre avec tout ça. Seule, j’ai encaissé, j’ai supporté. Je t’ai soutenu autant que j’ai pu avec la force que j’avais et je t’ai soigné sans broncher. Parce que je t’aime, Dean, je t’aime vraiment.

Mon poing s’est serré dans le sien alors que je déglutissais difficilement.

- Mais je ne suis plus seule à devoir vivre avec ça. Comprends-moi aussi, s’il te plaît. Essaie au moins de te mettre à ma place… rien qu’une seconde. Que ferais-tu ? Dis-le moi, aide-moi à agir comme tu le sembles juste ! Comment réagirais-tu si l’image que je renvoyais à ma fille était celle d’une mère absente et rouée de coups qui se bat pour gagner sa vie alors que tout est déjà gagné, alors qu’on a tout ce qu’il nous faut pour vivre trois fois sans manquer de rien ? Qui préfère passer ses soirées à larguer ses nerfs sur un sac ou à la salle qu’avec son propre enfant ?

À mon tour de baisser les yeux. Mon murmure s’était transformé en supplication à voix haute. Quoi que je fasse, je n’arriverais jamais à hausser le ton un peu plus. J’en étais incapable. Ma respiration s’est saccadée :

- Dis-moi, Dean. S’il te plaît. Moi, je suis perdue.



Dernière édition par Ellie A. Clarke le Lun 21 Déc - 9:14, édité 1 fois
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❥ statut civil : Il est marié depuis de nombreuses années à la plus merveilleuse des femmes mais depuis plusieurs mois son mariage prends l'eau à cause de son métier. Elle ne supporte plus de le voir risquer sa santé ou sa vie, combats après combats pour offrir la vie parfaite a sa famille. Ellie A. Clarke ♥️
> âge : 35 ans
> métier : C'est un combattant professionnel de Mixed Martial Arts. Une discipline sportive regroupant l'intégralité des Art Martiaux au plus haut niveau.
> à savoir sur moi : Je suis anciennement champion du monde d'Arts Martiaux Mixtes, ceinture noire de Ju-jitsu brésilien & Kickboxing. + Depuis plus de dix ans j'ai réussi à assurer financièrement ma fille et la prochaine génération au détriment de ma santé + J'ai eu la chance de partager ma vie avec une femme merveilleuse et assez forte pour supporter de voir son mari mettre sa santé voir sa vie en jeu pour subvenir aux besoins des siens. Aujourd'hui, les deux femmes de ma vie me glissent entre les doigts. je la vois s'enfuir avec ma fille ne voulant pas qu'elle grandisse avec l'image de son père se battant recouvert de sang pour mettre de la nourriture dans son assiette même s'il n'a plus besoin de le faire


MessageSujet: Re: We made it • Ellie Dim 20 Déc - 17:04


Depuis quelques instants ses yeux étaient clos, ses paupières fermées rompaient un contact visuel si difficile à maintenir depuis de longues semaines. Dans le creux de son poing Dean sentait son apaisante chaleur. Inconsciemment, ils préservaient difficilement ce contact physique qu’ils peinaient tant à établir ses derniers temps. Quand son doigt se figeait sous son menton l’obligeant à redresser légèrement la tête. A nouveau, le couple était si proche l’un de l’autre pour la première fois depuis si longtemps. L’irrésistible envie d’épouser ses lèvres, une nouvelle fois, et pour la première fois depuis plusieurs jours lui traversait a nouveau l’esprit. Le brun inspirait profondément et alors qu’elle s’exprimait aussi longuement depuis plusieurs semaines. Le poids de ses mots chassait lentement cette pensée de son esprit alors qu’un profond soupir s’échappait de ses lèvres.

Il ne supportait plus d’entendre cette intonation dans la voix de sa femme. L’expression qu’il lisait sur son visage ou dans ses yeux à chaque fois qu’ils se posaient sur le visage de sa femme. A chaque fois, il sentait cette immense colère surgir du plus profond de ses entrailles tandis que ses poings se serraient puissamment. A nouveau, et comme a chaque nouvelle fois, le tatoué sentait cet important afflux de sang au niveau de ses tempes. Une nouvelle fois, les muscles et traits de son visage s’animaient dans un spasme. Dans sa gorge et ses tempes, le tatoué sentait son cœur battre avec férocité alors qu’il essayait de contrôler ses tremblements. Cette veine qu’il sentait palpiter avec violence au niveau de sa tempe brouillait son esprit. A chaque fois, c’était la même rengaine. Dans un craquement de doigts, tant il serrait avec violence son poing, Dean inspirait une nouvelle fois profondément. Délicatement, il déposait alors sa main libre sur celle de sa femme essayant difficilement de se contenir. Un mouvement lent, imperceptible. Il venait effleurer les lèvres de rousse du bout des siennes. Tremblant dans le faible espace les séparant, se mordant soudainement la lèvre inférieure.

Le brun s’éloignait alors brutalement de sa femme repoussant ses mains avec une étrange délicatesse dans son geste brusque. Il respirait lourdement tournant avec violence le dos. Les doigts se refermant avec rage sur l’une des haltères qu’il avait déposer plusieurs minutes auparavant. Quelques instants plus tard, a plusieurs mètres derrière eux, une partie du gigantesque miroir contre le mur se brisait dans un gigantesque fracas. L’écho du verre se brisant se répandait alors dans la salle vide et plongeait définitivement celle-ci dans le silence. La tête entre ses mains et fléchissant les genoux pour s’accroupir. Il laissait finalement ses émotions définitivement l’envahir dans un mélange de rage et de tristesse. Les larmes lui coulaient sur les joues tandis qu’il tournait le dos à sa femme. Il restait silencieux de longs instants frottant ses yeux de la paume de ses mains. Le regard se plongeant sur l’impressionnant trou laisser par l’impact de l’haltère contre le mur. Le tatoue reniflait fortement fixant l’emplacement même où se trouvait un miroir il y a peu de temps. Il lui tournait toujours le dos et restait accroupit au plus près du sol en reniflant une nouvelle fois

« C’est la seule chose où j’ai un jour réussi à être bon… Ca a toujours était la seule chose où j’ai réussi à m’en sortir … » Sa voix enrouée s’élevait péniblement dans le silence de la salle. Il reniflait une nouvelle fois passant le revers de sa main sous son œil. « A chaque fois que je suis sur le dos. A chaque fois que j’ai le goût de mon propre sang dans la bouche. A chaque fois que je ressent un craquement… Je pense a toi. Je pense à notre fille. » Il lève ses yeux humides vers le plafond laissant s’échapper un petit rictus du coin de ses lèvres avant de passer une main sur sa barbe de plusieurs jours. Il ajoutait alors «. Je pense à ses enfants. Je pense à sa femme.  Je pense à lui…  Et crois moi, Ellie. Je t’en supplie, crois moi. Crois moi que je n’ai pas plus envie que toi ou eux de me voir le rejoindre si rapidement. Je ne sais pas comment tu devrais agir et je te vois t’éloigner semaines après semaines… Je cherche un sens à tout ça. A chaque fois que je met un coup sur un adversaire ou dans un sac. Je cherche un sens à tout ça. »

Il inspirait une nouvelle fois profondément. Dean fuyait son regard et il ne savait même pas si elle était encore présente dans la salle. A vrai dire, ne pas voir le visage de sa femme l’aidait à se libérer complètement. Un soupir s’échappait a nouveau de ses lèvres. « Je ne veux pas être un mauvais mari, et encore moins un mauvais père. Je vous aime comme jamais je n’ai aimé quelqu’un dans ma vie. Depuis la première fois où j’ai croiser ton regard… J’ai essayé de donner le meilleur de moi-même. Je t’aime, Ellie. Je ferais absolument tout pour vous deux. Tu le sais. Tu le sais comme tu sais que l’argent à la clé n’a jamais était ma force… Mon seul problème est d’être encore amoureux de toi comme au premier jour... J’ai l’impression qu’il n’y a jamais rien de suffisant pour te le prouver et au plus tu t’éloignes de moi, au plus je doute…. Au plus je doute de moi. Je me remet en question… mais… mais ne me demande pas cela... Au plus profond de toi, tu sais que tu ne peux pas me demander cela. J’en ai besoin. » La voix de Dean déraillait complètement sur la fin de son monologue. Il s’était adressé à elle a cœur ouvert comme il ne l’avait jamais fait ses derniers temps. Un silence de mort s’était abattu sur la salle de sport alors qu’il reniflait une nouvelle fois. Il n’osait pas détourner la tête. Il n’osait pas se retourner. La seule idée de se retrouver devant une salle vide lui brisait littéralement le cœur.
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❥ statut civil : Mariée à Dean et je ne sais plus quoi faire de ce mariage. Nous avons une sublime petite fille et il ruine le tout au jour le jour. Je l'aime au-delà de la raison, vous savez ? Mais je veux que ma fille grandisse dans un environnement sain. Un environnement où son père ne reviendrait pas avec de nouvelles blessures à soigner à chaque combat. Je suis littéralement déchirée en deux.
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MessageSujet: Re: We made it • Ellie Lun 21 Déc - 22:37

Mon regard fixait dans le vide un point invisible qui se situait entre son torse et son menton. Toute ma vue était brouillée. Au fur et à mesure de mes paroles, de mes gestes si contradictoires par rapport à celles-ci, je me décomposais un peu plus. De ma bouche sortait une désespérante vérité. Celle d’une femme à bout de souffle, de nerfs et de courage ne sachant plus que faire pour sauver mariage et enfant. Bien consciente que dans l’état actuel des choses, aucun d’entre eux ne sortirait intact. Et surtout pas mon enfant. Quoi que je fasse, quoi que je décide, ma fille grandirait avec une image erronée de son propre père. Car non, je ne reconnaissais plus le Dean que j’avais épousé. Tout comme lui devait avoir perdu de vue la femme que j’étais il n’y avait pas si longtemps encore.

Sa main libre est venue se poser sur la mienne et un drôle de frisson a parcouru mon échine alors que je me mordais l’intérieur de la joue pour lutter contre ces larmes qui menaçaient de couler. Il s’est approché un peu plus. L’espace d’un quart de seconde, j’ai eu l’espoir qu’il ne m’en veuille pas. Qu’il comprenne enfin et accepte qu’on discute. Ça n’a pas duré.

Je l’ai senti s’éloigner aussi brusquement que son contraire et ce fut comme si une montagne venait de s’écrouler sous mes pieds. Ayant profité de sa présence pour m’appuyer légèrement sur lui lors d’une demi-seconde de faiblesse, j’ai titubé lorsqu’il m’a lâché. Et ensuite, j’ai carrément sursauté, faisant un bond impressionnant en arrière. Voilà une partie de la réponse, si vous vous demandiez encore pourquoi je voulais m’enfuir : s’il pouvait lancer une haltère dans un miroir, qui me disait qu’il n’aurait pas un accès de colère de cette sorte à la maison ? Devant notre fille ? Qui me disait qu’elle ne reproduirait pas ces gestes plus tard ?

J’ai encore reculé de quelques pas, du moins c’était ce que je croyais avant de heurter le mur. Un regard en arrière m’a suffi pour comprendre que j’étais à présent à l’autre bout de la salle de sport. Le goût du sang dans ma bouche m’avertit que je mordais trop fort. Et alors que j’écoutais mon mari et que je faisais du mieux que je pouvais pour essayer de comprendre, une de mes mains s’est posée sur ce ventre naissant que je cachais par une couche supplémentaire de vêtements. Une larme a roulé sur ma joue, puis une deuxième, et bientôt il me fut impossible de contrôler les spasmes qui me secouaient. Je me suis laissé glisser contre le mur, sentant mes jambes se dérober sous moi. Je craquais comme jamais je n’avais encore craqué. Intérieurement, je me traitais de monstre, d’horrible femme, mère indigne. Tout remontait à la surface. La peur, les cris, la souffrance accumulée pendant plusieurs mois, mon impuissance, celle de Dean, la honte et le mensonge.

- J’y arrive plus, Dean, j’ai soufflé entre deux sanglots.

Le goût ferreux de mon propre sang semblait être la dernière chose que j’étais capable de ressentir tant le reste semblait mort. Inexistant. J’ai levé les yeux vers le plafond en les essuyant rageusement contre la manche de ce pull qui me donnait trop chaud mais qui cachait cet enfant que je refusais de laisser naître. Soupirant profondément, j’ai reniflé, me calmant un peu avant de continuer :

- Je n’arrive plus à passer une seule journée sans me demander combien d’années, de mois vont s’écouler avant de te voir t’écrouler et ne pas te relever. Combien de blessures je vais encore soigner et combien de cicatrices sur ton visage vont encore s’ajouter d’ici l’année prochaine. Combien…
, mon souffle tremblant s’est laissé entendre dans le silence de mort de la pièce. Combien de temps ma fille va-t-elle connaître son père et quelle sera l’image qu’elle se fera de lui ?

Je me suis relevée en titubant et, tremblante, j’ai avancé de quelques pas. Prudemment. Sans un bruit. Je suis restée un bon mètre derrière lui et j’ai continué :

- Ce que tu viens de faire… le miroir… ça aurait pu arriver n’importe où. À la maison, peut-être. Devant Haylee. Que dit-on à un enfant dans ce cas ? Comment fait-on pour qu’un enfant grandisse sainement dans un environnement tel que le nôtre ?

Une nouvelle fois, les larmes me sont montées aux yeux et j’ai tenté tant bien que mal de les chasser le temps de prononcer cette dernière tirade :

- Je me pose ces questions tous les jours, des dizaines de fois. Crois-moi, Dean, je fais ce que je peux pour y répondre mais certaines d’entre elles… j’y arrive pas, tu vois ? C’est… c’est pas possible d’y répondre. Qu’est-ce que je dois dire à ma fille si on te ramène dans une boîte ?

Cette dernière question m’a fait éclater dans un nouveau sanglot. Et plus je me trouvais pathétique, plus fort les larmes coulaient sur mes joues.
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